On le remarquait déjà sur les bancs de l’école, il y a bien des moments où l’on est plus attentif que d’autres, plus productif aussi. Une étude britannique revenait il y a quelques mois sur les moments les plus productifs et les plus improductifs de la journée. A vue de nez, nous aurions cité 9h30-11h15 et 15h-17h00 comme tranches de productivité. Voyons un peu.

L’étude des chercheurs de London Offices relayée par le Daily Mail, révèle sans grande surprise que c’est en milieu de matinée que les employés sont les plus efficaces. Le temps de se réveiller, de se mettre en situation et le pic de productivité est atteint aux alentours de 10h30. Jusqu’à un peu plus de 11h tout va bien, et puis, la faim commence à tirailler et chacun se demande ce qu’il va bien pouvoir manger : un tour à la boulangerie ? un resto entre collègues pour s’aérer un peu ? L’esprit commence à divaguer, on s’éparpille un peu, mais on résiste, tant bien que mal jusqu’à la pause déjeuner.

Le début d’après-midi est souvent plus délicat à gérer. Ainsi, la phase de digestion – avec un pic à 14h55 – serait assez peu propice à la réalisation de tâches demandant un investissement physique ou intellectuel plus important. Le « coup de mou » d’après manger semble ainsi toucher l’ensemble des salariés qui, selon l’enquête, auraient plus tendance à se laisser divertir sur cette plage horaire (surf sur Internet, pause café, utilisation des réseaux sociaux sur mobile, etc.). Le processus de digestion – qui demande de l’énergie – semble altérer fortement la motivation au travail. Il y a donc la pause déjeuner, et la pause post pause déjeuner.

Heureusement, les chercheurs ont relevé un sursaut de productivité un peu plus tard dans l’après-midi ! Pas réellement de quoi s’enthousiasmer cependant puisqu’ils l’expliquent par une certaine culpabilité des salariés. Ainsi, 16h16 serait une heure de forte productivité, principalement provoqué par le fait que… les heures précédentes ne l’ont pas été assez. Selon l’étude, cet horaire correspondrait au moment où les employés réalisent que certaines tâches qu’ils avaient à accomplir dans la journée sont restées en suspens mais qu’il leur faut partir à l’heure du bureau.

Reste que ces moments dits d’improductivité, qui sont en réalité des moments de « moindre productivité », sont nécessaires. Michael Davies, chercheur de London Offices recommande d’ailleurs de faire des breaks de quelques minutes de manière régulière afin de se reconcentrer, de ne pas s’isoler, d’échanger.  «Faire des petits-breaks de cinq minutes durant la journée est une solution judicieuse. Cela inclut aller jusqu’à la fontaine à eau, prendre une tasse de café ou se dégourdir les jambes au bureau ».

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