Rester tard, très tard au travail, c’est un peu un mal français, même si beaucoup d’entreprises, sous l’influence des politiques RH, s’appliquent à infléchir la tendance. Pourtant le présentéisme à outrance, par peur du qu’en dira-t-on, se révèle rarement productif à terme. Explications en 5 points.

1) On a tous besoin de recharger les batteries

Rester tard au travail, ça ne signifie pas forcément qu’on travaille dur, ou plus. Parfois, c’est même un signe de mauvaise organisation ou de mauvaise gestion du temps. Et en réalité, qui est réellement à même de rester concentré et productif plus de 10h par jour ? Sans compter que finir tard plusieurs jours d’affilée engendre une fatigue qui de fait, entraîne le salarié dans un cycle contre-productif : j’ai beaucoup travaillé la veille, je suis rentré tard, j’ai mal dormi, je suis fatigué. J’arrive au travail, je travaille moins efficacement ce qui m’amène à travailler plus longtemps pour réaliser la même tâche, et à répéter le cycle. Vigilance donc : gardez un rythme intelligent, qui vous permettra d’être efficace et de conserver un bon équilibre vie pro/vie perso.

2) Rester tard au travail, c’est mauvais pour la santé

Pour rester en forme, il faut bouger, rester mobile, changer régulièrement de position. Lorsque l’on reste tard au travail, il est fort à parier que cela implique de rester encore plus longtemps dans une position figée, assise le plus souvent. Une position qui dans la durée augmente les risques d’accidents cardio-vasculaires. Sans compter que rester tard au travail, c’est aussi potentiellement sortir du bureau alors qu’il fait déjà nuit et avoir l’impression de passer à côté de choses essentielles : à terme, de quoi se sentir relativement mal, et fatigué nerveusement.

3) La tâche doit être réalisable dans le temps imparti

Nous avons des horaires de travail à respecter. En réalité, ce n’est pas pour rien. Nos missions doivent pouvoir être réalisées dans ce temps imparti. Si tel n’est pas le cas alors que vous vous sentez relativement productif, c’est peut-être que votre service manque de ressources ou que les tâches sont mal réparties au sein de l’équipe. Dans ce cas, parlez-en à votre responsable hiérarchique afin de trouver une solution aux problèmes existants.

4) A long terme, ça use !

Posez-vous la question : quels sont vos objectifs à long terme ? Est-ce que le fait de faire des heures supplémentaires vous aidera à atteindre vos objectifs de carrière ? Ou à l’inverse, est-ce que ce « surinvestissement » (quelle qu’en soit la raison) risque de vous fatiguer et de vous en détourner ? Pesez le pour et le contre, adaptez votre niveau d’investissement afin que celui-ci serve à la fois vos ambitions, votre entreprise et votre bien-être personnel.

5) Plus d’heures ≠ plus de productivité

La preuve par 9 avec l’exemple de la Suède. Seul 1% des salariés travaille plus de 50h par semaine, les Suédois jouissent de 5 semaines de vacances a minima et peu d’entre eux sont encore au bureau après 17h. Malgré cela, le pays se place très bien en termes de productivité par salarié. Le bien-être et l’équilibre plus forts que les heures supplémentaires ?

A partir d’un article original de The Undercover Recruiter.

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