La confiance en soi, c’est un peu l’élément-clé ; celui qui peut faire la différence en entretien d’embauche. Parce qu’un recruteur choisira toujours le candidat qui lui semble le plus sûr de lui, de ses compétences : une personne sur laquelle il pourra se reposer, en qui il pourra avoir confiance et qui lui fera ainsi gagner du temps comme de l’argent. Oui, mais : cela est vrai dans une certaine mesure. Attention à l’excès de confiance !

La confiance en soi, c’est bien, l’excès de confiance, moins

« Vous avez semblé ‘un peu trop à l’aise’ à mon client », voici une formulation que l’on peut entendre lorsque l’on travaille dans un cabinet de recrutement. En clair, si l’on simplifie le discours, cela signifie que le client vous a perçu comme trop sûr de vous, mais pas forcément à bon escient. Et l’arrogance, à la différence de la confiance en soi, est rarement perçue comme une qualité. Il est par conséquent essentiel de faire le point sur vos forces et vos axes d'amélioration, avant tout entretien : sur quels points puis-je faire preuve d’une réelle confiance en moi et en mes qualités ? Sur quels autres dois-je me montrer plus humble ? Quelles sont mes marges de progression ? Sur quels terrains puis-je encore me développer ?

Montrez que vous pouvez (et voulez) évoluer

Savoir ce que l’on vaut, c’est bien. Être absolument objectif sur ce que l’on est et ce que l’on peut faire, c’est encore mieux. Nous l’évoquions il y a quelques mois dans l’un de nos articles : « Être conscient de ses faiblesses, c’est avoir déjà fait un pas en avant, c’est savoir qu’il y a une compétence ou un trait de caractère sur lequel il est nécessaire de progresser. Un candidat qui parle de ses faiblesses est un candidat qui se connait, qui a réfléchi à ses manques dans le but de s’améliorer. Aux yeux d’un recruteur, un candidat qui assume ses faiblesses devient plus rassurant qu’un candidat qui les cache ou qui n’en a pas conscience », avait constaté l’un de nos experts.

L’humilité, une qualité qui paye

En entretien, les recruteurs s’arrêtent de plus en plus sur la psychologie, le savoir-être et l’intelligence cognitive des candidats, par le biais de l’analyse des "soft skills", qui conditionne leur avenir dans l’entreprise, tant sur le plan de l’intégration que des performances. Le degré d’humilité, la capacité à formuler des critiques sur son propre comportement, à se remettre en question, à dialoguer, à apprendre des autres, sont autant d’éléments sur lesquels les candidats sont évalués, outre leurs compétences. Il est donc réellement important d’y apporter une réponse avant même d’envisager une prise de fonction. Prenez les bonnes décisions : adaptez votre comportement à l’entreprise afin d’être en adéquation avec les valeurs qu’elle soutient, et mettez en avant vos softs skills. La confiance en soi permet de rassurer son interlocuteur, de le convaincre de ses qualités ou compétences. L’humilité vient valider ou non le bienfondé de cette confiance.

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Nos conseils en vidéo pour mettre en avant vos softs skills.

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