L’intérim spécialisé se caractérise par des missions significativement plus longues que l’intérim classique. Plus le niveau de qualification est élevé, plus les missions longues – 3 mois et plus – prennent le pas sur les missions courtes. Dans 20% des cas, les intérimaires spécialisés se voient proposer un poste dans l’entreprise à la fin de leur mission.

Si la majorité des placements en intérim spécialisé concerne aujourd’hui les employés et les techniciens, la proportion des professions intermédiaires et des cadres de premier niveau tend à augmenter depuis plusieurs années. Le secteur des services emploie près de 40% de la main d’œuvre intérimaire qualifiée, suivi par l’industrie. C’est dans ces deux secteurs que l’on trouve la majorité des missions d’intérim confiées à des cadres et à des ingénieurs.

Malgré la crise, les métiers de l’ingénierie, de la finance d’entreprise, des achats et de la logistique restent dynamiques de l’intérim spécialisé, les entreprises ayant du mal à recruter en direct ( exemple des Acheteur(se)s industriel(le)s ayant deux à trois ans d’expérience, des Contrôleurs de gestion et des Gestionnaires Paie et Administration du personnel, des Techniciens de maintenance très spécialisés (industrie, informatique, télécom, BTP…).

La plupart des jeunes actifs n’envisagent pas une carrière d’intérimaire mais n’ont pas non plus les réticences de leurs aînés par rapport à l’intérim. Leur perception a évolué : l’intérim est aujourd’hui reconnu pour favoriser l’employabilité et donner accès à des postes correspondant vraiment à un métier et à une qualification propres.

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