Vous connaissez la FrenchTech ? Depuis quelques mois, c’est aussi de FinTech que l’on parle. De start-up qui, à coups de technologies associées aux services financiers, viennent bousculer les usages des banques et de la finance.

La Fin-quoi?

Connaissez-vous par exemple Lending Club,  Slimpay ? Pandat Finance, Anatec, Prêt d’Union ? Compte Nickel, Finexkap, Linxo ou encore Creancio ? Toutes ces start-up françaises sont portées par les FinTech. La première, plate-forme de prêts entre particuliers, est déjà valorisée plus de 1,5 milliard de dollars (rien que ça), la seconde est la première fintech française à apparaître dans le classement des 100 meilleures mondiales. Vous aurez compris l’idée : l’heure est à la digitalisation de la finance, au boom des solutions collaboratives et des innovations technologiques.

Ces entreprises de technologies financières offrent une grande variété de produits, services et placements bancaires et financiers. Pensez gestion de comptes, facilités de trésorerie/affacturage, moyens de paiement dématérialisés, crédits personnels ou collaboratifs, crowdfunding-financement participatif/lending,… Leurs services s’adressent autant aux particuliers qu’aux professionnels.

Les start-up de la FinTech (ou «  les FinTech ») offrent des éléments de différenciation importants par rapport aux banques traditionnelles, tant en termes de tarifs, que de délais de gestion ou de services associés. Les spécialistes parient même sur une prise de parts de marché de l’ordre de 20 à 30% à horizon 2020. Au point qu’aujourd’hui, les banques prennent conscience de l’ampleur du phénomène.

Secteur bancaire, finance : ça bouge !

Certaines banques traditionnelles prennent les devants. On a ainsi vu le rachat récent de la start-up Lepotcommun par le groupe BPCE via sa filiale S-Money. Le Crédit Mutuel Arkea a quant à lui racheté Leetchi (création de cagnottes en ligne) pour plus de 50 millions d’euros, en faisant l’opération de rachat la plus importante dans ce secteur pour notre pays. L’ex Directeur général d’ING, Benoit Legrand, est quant à lui devenu Head Of Fintech au sein du Groupe alors que la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes s’apprêterait également à ouvrir un incubateur : preuve que les lignes bougent !

Nous n’en sommes à l’heure actuelle qu’aux prémices des FinTech et de leur expansion. Cependant, de nouvelles tendances se détachent déjà sous l’impulsion notamment de l’inauguration du premier incubateur de Fintech français par le fonds Truffle Capital en juin 2015 : « Truffle FinTech Incubator a pour ambition de créer un environnement propice au développement des FinTech en France grâce à une structure d’accompagnement unique pour les entreprises. Ces dernières, à l’état de pré-lancement, pourront mutualiser leurs moyens et Truffle FinTech Incubator leur apportera son soutien tant au plan financier que du conseil (régulation, marketing digital..), de la mise en relation et de l’hébergement afin de créer un ecosystème de croissance, dynamique et performant, ayant un fort rayonnement européen et international ». Evolutions à suivre…

Et du côté du recrutement, quels effets ?

« Au niveau du recrutement, nous constatons d’ores et déjà l’impact de ces développements. Les demandes portant sur des postes de Commerciaux B2B et de Chargés de Clientèle B2C pour soutenir le développement business des Fintech s’intensifient. Il s’agit de postes avec de vraies perspectives car les entreprises sont en train de se structurer. Les clients recherchent des jeunes diplômés à potentiel évolutif », observe Camille Pironin, spécialiste des recrutements dans le secteur bancaire.

Par Amaury Josseaume, Consultant associé en Banque de Réseau chez Page Personnel

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